Une étude récente montre que les personnes avec un SSPT-C (Syndrome Stress Post-Traumatique Complexe) sont plus susceptibles d’avoir un TOC sévère. En gros, plus le trauma est profond, plus les symptômes obsessionnels sont intenses.
Si tu vis avec un TOC et que tu as aussi un passé traumatique, tu as peut-être déjà eu cette intuition que tes obsessions semblent nourries par autre chose qu’un simple « défaut de fonctionnement ». Bonne nouvelle (façon de parler) : la science commence à le confirmer.
D’abord, c’est quoi le SSPT-C ?
Le SSPT-Complexe (ou cPTSD pour Complex Post-Traumatic Stress Disorder), c’est un trauma qui se développe en réponse à des situations répétées et prolongées, souvent dans des contextes où on ne pouvait pas fuir ou se défendre : maltraitance, violences conjugales, harcèlement, environnement chroniquement instable…
Au-delà des symptômes du SSPT classique, il ajoute des perturbations dans la régulation des émotions et un rapport difficile à soi.
Pourquoi ce lien avec le TOC ? 🤔
- Le trauma impacte la régulation des émotions, rendant les pensées intrusives plus envahissantes.
- L’hypervigilance liée au cPTSD renforce le besoin de contrôle, d’où les compulsions.
- Les souvenirs traumatiques peuvent s’associer à des rituels obsessionnels, créant une illusion de sécurité.
Les chiffres
Les traumatismes de l’enfance (abus, harcèlement, deuil…) sont particulièrement liés à des symptômes obsessionnels marqués.
Entre 4 % et 22 % des personnes souffrant de SSPT ont également un diagnostic de TOC.
Pour rappel, en population générale on est plutôt autour de 2 % de TOC. Donc le lien est loin d’être anecdotique.
Ce que ça veut dire pour toi 💡
Si tu souffres de TOC et as vécu des traumas, explorer ce lien en thérapie peut être utile. Travailler sur le trauma peut apaiser les symptômes obsessionnels 👀.
Prends soin de toi 🫂
Source : D’Angelo et al., Medicina (Kaunas), 2024